Costa Rica #1 : on disfrute à mort

Arrivés à la frontière on souffle un grand coup : on laisse derrière nous le Nicaragua, et avec lui tous nos problèmes. Bon 10 minutes après notre entrée sur le sol costaricien on se rend compte que ce n’est pas si simple : on tombe sur un douanier obtus (quel pléonasme) qui ne nous accorde que 30 jours pour visiter le pays. On lui demande pourquoi il nous refuse les 90 jours que tout le monde semble obtenir sans difficulté et il nous affirme en nous regardant bien en face qu’on lui a demandé trois semaines et qu’il a été bien bon de nous accorder 30 jours, il aurait pu ne nous en donner qu’un, charmant !
Après tout le temps passé à essayer d’avoir gain de cause on entre dans le pays sous un soleil en train de décliner à vitesse grand V. On décide donc de trouver la plage la plus proche afin d’y passer la nuit. Et là surprise : les quelques kilomètres qui nous amènent à Playa Soley sont magnifiques et la plage elle-même est ravissante. Ok peut-être que notre épisode à la douane était un tour de chauffe et que les choses vont bel et bien s’arranger pour nous au Costa Rica !

Le lendemain on change de plage, direction Playa Hermosa, moins jolie que la précédente contrairement à ce que son nom laisse présager mais on y admire quand même un superbe coucher de soleil sous une bande-son qui nous est désormais familière : les cris des singes hurleurs dans les manguiers au-dessus de nos têtes

Un peu étouffés par la chaleur de la côte on opte pour un crochet sur les bords du lac Arenal, dans l’espoir d’apercevoir le volcan du même nom. Hélas la quantité de nuages rend la visibilité quasi nulle, malgré tout on apprécie cette nuit rafraîchissante dans un des endroits les plus venteux du pays.

Dès le lendemain on redescend sur la côte pour se rendre au parc Manuel Antonio. En chemin on s’arrête admirer les dizaines de crocodiles qui paressent sur les bords du Rio Tarcoles. On y apercevra également quelques basilics, les fameux lézards Jésus-Christ, ainsi surnommés car ils “courent” sur l’eau, impressionnant. Au dessus de nos têtes on voit également défiler des couples de aras rouges, tout ça en sirotant un jus de fruit de la passion fraîchement pressé.

Après ça on passera deux nuits à bivouaquer sur la superbe plage d’Esterillos. On ne se lasse pas d’admirer les incroyables couchers de soleil de la côte Pacifique.

Pour visiter le parc Manuel Antonio on se paye les services d’un guide naturaliste. Grâce à lui on apercevra nos tous premiers paresseux, des oiseaux en pagaille, et même un serpent. Et comme nous le fera remarquer notre guide on aura également réalisé un carton plein en matière de singes puisqu’on aura réussi à observer les trois espèces qui peuplent le parc : les capucins à tête blanche, les singes hurleurs ou congo et les plus discrets et plus rares singes titi ! On prend également le temps de profiter des superbes plages du parc avant de prendre la route pour Tres Rios de Carthago où nous avons rendez-vous avec un autre mécanicien.

On s’arrête à la nuit tombée sur une station service. Au début le gardien nous explique qu’on ne peut pas rester là pour la nuit et nous indique un terrain vague à l’arrière de la station. 10 minutes plus tard il vient nous trouver : il a appelé son patron qui veut bien faire une exception, on va donc se garer sur le parking de la station, à côté des toilettes. Un vrai luxe d’avoir un accès illimité aux commodités après une dizaine de jours de bivouac sur la plage. En plus les employés de la station sont aux petits soins avec nous : le gardien nous apporte un thermos de café et une salade de fruits et l’un des pompistes vient nous demander si l’on a mangé. On lui répond que non et il téléphone aussitôt à un ami qui vient nous livrer le repas “à domicile”. Décidément, après le Nicaragua, on est complètement abasourdis de la gentillesse des costaricains.
Le lendemain on arrive au garage, et après un test de compression, une vidange, un réglage du carburateur et l’ajout d’un deuxième ventilateur on part « tester » le combi en montant au volcan Poas. Les bords de la route sont couverts de caféiers, le paysage est magnifique, jusqu’à ce qu’il disparaisse entièrement dans la brume. On passe la nuit devant l’entrée du parc pour y être dès l’ouverture afin d’avoir une chance d’apercevoir le cratère.

Le matin on a la chance d’avoir un ciel bien dégagé qui nous laisse tout le loisir d’admirer l’eau turquoise et les fumerolles qui s’échappent du cratère.

Après ça on entreprend une petite marche en direction de la lagune de Botos, on y croise plein de « parapluies du pauvre » ces espèces de rhubarbes géantes.

La forêt que l’on traverse au sommet du volcan est une « cloud forest », une forêt de nuages. Je trouve le terme très poétique, sans doute parce que ça me donne l’impression de me balader dans un univers sorti tout droit de l’imagination de Myazaki.

On n’apercevra malheureusement pas le Château dans le ciel mais en redescendant vers le combi on refera un crochet au dessus du cratère. C’est amusant de voir à quelle vitesse les nuages avancent et grignotent tranquillement tout le paysage alentour.

En redescendant du volcan on s’arrêtera à deux reprises pour acheter des fraises. Apparemment elles poussent très bien sur les flancs du volcan et il y a des dizaines de vendeurs installés sur les bords de la route. Comme ça fait quasiment un an que nous n’en avons pas mangé nous les dévorons. C’est un bon kilo de fraises qui disparaît en une dizaine de minutes pendant que nous nous dirigeons vers Grecia.

Là-bas nous devons rencontrer Osvaldo, qui nous a bien aidé dans nos recherches d’un mécanicien avant même que nous ne fassions sa connaissance. Sous ses conseils on visite donc la très belle église de Grecia, dont les parois sont toutes en métal.

Après avoir pris le café avec Osvaldo et sa famille, celui-ci nous emmène à Sarchi, une ville qui est connue pour ses… charrettes en bois. Elle est d’ailleurs classée au Guinness des records pour sa « plus grande charrette du monde », jugez plutôt :

Après avoir passé un dimanche après-midi en famille avec Osvaldo on retourne au garage pour un débrief de notre escapade. Celui-ci est positif : a priori pas de surchauffe du moteur, ouf ! On dit donc au revoir à Luis, en espérant que ce sera le dernier mécanicien qu’on verra avant un bout de temps.

4 réponses à “Costa Rica #1 : on disfrute à mort

  1. Que orgulloso me siento de formar parte de su historia amigos ,que Dios los bendiga y acompañe en este maravilloso viaje , cuando deseen regresar saben que son bien recibidos en mi casa .

  2. Super votre voyage !! actuellement je suis également au Costa Rica à Hone Creek exactement , tout près de Puerto Viejo de Talamanca et de Cahuita !
    Profitez bien du Costa Rica , c’est un beau pays , les gens sont sympa!!
    Quand au douanier qui vous a accordé 30 jours , je pense que c’est peut-être normal ? les 3 mois accordé normalement c’est pour ceux qui ont un billet de  » continuation  » c’est à dire un billet de sortie qui est obligatoire !! hors je pense que vous , vous rentrez dans un pays et continué votre route pour visiter un autre pays, mais rien ne prouve au douanier que vous quitterez le pays .
    Hier , je suis allez au Panama , et bien , à la frontière , j’ai du leur présenter mon billet d’avion de retour , sinon , impossible de rentrer au Panama !!
    Bonne continuation

    • Merci beaucoup Didier. Effectivement ce douanier avait tout à fait le droit de nous accorder seulement 30 jours. Pourtant tous les autres voyageurs en transit terrestre que nous avons rencontré ont eu droit à 90 jours. Tant pis pour nous, ça arrive!
      Heureusement pour nous on ne nous a rien demandé à l’entrée au Panama. Et au final les 30 jours nous aurons suffit pour avoir un chouette aperçu de ce très beau pays qu’est le Costa Rica.

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