Costa Rica #2: Mission Caraïbes

On met le cap sur la côte Caraïbe, via la petite ville d’Orosi dans la vallée du même nom. Cette vallée est verdoyante, plantée de caféiers et de chayotes. Il y fait frais, ce qui est franchement agréable. En plus c’est le premier endroit depuis plusieurs mois où l’on se paiera le luxe d’une douche chaude…

Le lendemain, la douche chaude ne nous fait plus vraiment rêver, les températures dans les Caraïbes donnent plutôt envie de se jeter dans la mer. Ca tombe bien, on est là pour ça ! A Cahuita, Vincent pousse le vice jusqu’à aller se renseigner dans un camping pour trouver un lieu de bivouac gratuit, et ça marche. On passe donc une journée entière à paresser au bord de l’eau. Pour l’occasion on installe même notre magnifique auvent qui donne à notre campement des allures…bohêmes qui ne sont pas sans rappeler les origines perpignanaises de Vincent !

Au réveil on se rend dans le parc de Cahuita. On est bien déterminés à y voir des paresseux en pagaille, maintenant que notre œil est entraîné à les apercevoir cachés parmi les feuilles. Et effectivement on en apercevra un, pas de quoi obtenir notre licence de guides naturalistes mais bon.
Pour apercevoir les capucins par contre, nul besoin d’avoir l’oeil exercé, ils sont partout au bord de la plage, et sont visiblement très habitués à la présence humaine et à tout ce que celle-ci peut leur permettre de se mettre sous la dent. Ainsi on en verra un s’approcher tranquillement d’un couple allongé sur la plage et se faire la malle à la vitesse de la lumière avec leur sac à dos, heureusement pour eux le sac aura fini par se coincer dans un buisson, sinon ils pouvaient
dire adieu à leurs affaires.

L’autre défi du jour (outre les paresseux) sera d’arriver à photographier un Morpho. Il s’agit d’un papillon d’une magnifique couleur bleue électrique, qui est assez bien représenté dans le parc. Par contre, avec un petit compact, arriver à photographier un papillon en vol relève de la prouesse technique (ou de la chance, c’est selon). Voilà le seul cliché sur lequel on aperçoit à peu près la bête :

Les eaux turquoises et les plages de sable blanc du parc nous laissent un petit goût amer dans la bouche. En effet il y a une barrière de corail accessible à la nage et qui est un lieu de snorkelling réputé. Malheureusement, pour des questions de « sécurité » (ou plutôt de gros sous) il est désormais interdit de faire du snorkelling en partant de la plage, il faut donc payer les services d’un guide et d’un bateau pour aller observer les poissons. Etant donné que les prix pratiqués au Costa Rica sont prohibitifs on se passera donc de ce petit plaisir.

En route pour Punta Uva on croisera un autre paresseux perché au-dessus de la route.

Cette plage est absolument paradisiaque. On n’y passera que trois nuits car malgré le cadre enchanteur, les mouches des sables y sont particulièrement voraces. Ces bêtes qui résistent à tous les répulsifs et passent à travers les moustiquaires nous laissent les jambes recouvertes de piqûres qui démangent horriblement ! Il faut croire que c’est le prix à payer pour vivre au paradis.

La plage de Punta Uva nous aura aussi servi de camp de base pour aller explorer les environs. On aura passé une journée sur la plage de Manzanillo, l’occasion d’aller admirer les coraux qui sont ici en libre accès. On en ressort un peu déçus : il n’y a pas énormément de poissons à observer. La Baja California nous aurait-elle trop bien habitués ?

L’autre endroit qu’on aura visité depuis notre plage de rêve c’est le « Centro de Rescate Jaguar », un refuge pour animaux blessés. En gros les animaux se divisent en deux catégories : ceux qui ont été retrouvés blessés dans la nature à cause des lignes à haute tension, des routes, des morsures de chiens et ceux qui ont été récupérés dans des maisons ou des hôtels où ils tenaient lieu d’animaux domestiques et étaient généralement mal nourris (et oui en fait les singes ne se nourrissent pas exclusivement de bananes…) Ce qui est extrêmement intéressant avec ce refuge c’est que les volontaires prennent le temps de nous expliquer tout le processus de ré-acclimatation des animaux afin de pouvoir les remettre en liberté. Ainsi la plupart d’entre eux ont droit à une « promenade » quotidienne dans la jungle, afin d’éviter de tourner en rond dans leurs cages. Amusant aussi de constater que singes et félins ont, jusqu’à un certain âge, un bénévole qui leur fait office de mère de substitution et qui reste avec eux en permanence (évidemment pour éviter que l’animal s’attache trop à une personne en particulier il y a un roulement de « mamans »). On est très surpris d’apprendre que ce développement au contact des humains n’empêche ni les singes ni les félins de retourner à l’état sauvage. Notre guide nous explique toutefois que certains singes qui vivent maintenant dans la jungle reviennent régulièrement à l’heure des repas pour casser la croûte au refuge, pas fous !
Lors de notre visite des lieux on fera donc la connaissance d’un agouti,

d’un fourmilier,

de deux margays,

d’une ribambelle de singes,

d’un paresseux à deux doigts,

de plusieurs chouettes,

de bébés oppossums,

de tout un tas de serpents,

d’un toucancillo

et on se trouvera même nez à nez avec la fameuse grenouille aux yeux rouges (extrêmement bien camouflée lorsqu’elle dort.)

Et comme tout cela manquait un peu d’action le pauvre Vincent se sera également fait attaquer par un animal sauvage : un pélican un peu aigri qui aura tenté de lui arracher le mollet. Qu’on se rassure : pélican et mollet sont intacts à l’heure qu’il est !
Enfin il est temps pour nous de passer la prochaine frontière car il nous reste peu de temps avant le départ du dernier ferry entre le Panama et la Colombie (plus d’explications à ce sujet dans le prochain post.) C’est au milieu des bananeraies qu’on traversera notre dernière frontière terrestre en Amérique Centrale. Le Costa Rica nous aura laissé un souvenir impérissable. Dommage qu’on ait eu si peu de temps pour le visiter, dommage également que la vie y soit si chère ! Comme pour beaucoup d’autres endroits qu’on a traversés nous sommes bien déterminés à repasser dans le coin un de ces quatre, mais en attendant à nous le Panama.

2 réponses à “Costa Rica #2: Mission Caraïbes

  1. Tan linda mi Costa Rica , eses sera mi primer tour en la vanagon recorre la de frontera a frontera.

    • Ese sera mi primer tour en la vanagon recorrerla de frontera a frontera junto a mi familia .

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s