Colombie #2: Que Chévere

Notre première étape après Bucaramanga est le canyon de la Chicamocha. Rien que la route pour s’y rendre nous laisse rêveurs : des montagnes arides, des cactus, on se croirait revenus au Mexique. Arrivés à l’entrée du parc on réalise que le prix d’entrée est tout à fait prohibitif alors on se contente du parking, d’où la vue est déjà superbe.

Dommage pour l’Aqualand perdu en plein milieu des montagnes !

On apprécie beaucoup notre première nuit “à la fraîche”, je crois que je n’ai jamais été aussi heureuse de ressortir ma couette !

Le lendemain on repart en direction de San Gil avec un crochet par la ravissante petite ville coloniale de Barichara.

Apparemment il y a beaucoup de touristes le week-end mais comme nous y passons en semaine on a la ville pour nous. Et moi qui craignait qu’après Giron toutes les villes coloniales se ressemblent ! Effectivement ici aussi les murs sont blanchis à la chaux mais la comparaison s’arrête là.

Barichara semble sortir tout droit d’une carte postale, d’ailleurs elle est le lieu de tournages de plusieurs telenovelas. On ne verra pas d’équipe de tournage et c’est tant mieux, d’ailleurs à part deux ou trois personnes dans le resto on ne verra quasiment pas âme qui vive de la journée.

Une fois notre tour de Barichara terminé on descend vers San Gil où l’on fait la connaissance de Edinson et de Herbie, sa coccinelle.
C’est en compagnie d’Edinson, son oncle, sa tante, sa cousine et sa nièce qu’on part à la découverte de la cascade Juan Curi.

On y passera quelques heures à se faire asperger, et Vincent et moi finirons par nous dégonfler au moment de passer à la baignade. Pour notre défense elle est quand même un peu fraîche et puis on s’habitue vite aux températures des Caraïbes, il va falloir un peu de temps pour la rééducation ! En tout cas c’est un vrai bonheur d’être là avec toute cette famille, on se sent très vite intégrés et ils font tout pour nous mettre à l’aise.

Décidément on commence à comprendre pourquoi beaucoup de touristes ressortent de Colombie charmés par l’hospitalité et la générosité des gens. En quittant la cascade Edinson et sa famille nous invitent au restaurant. Si les choix sont un peu limités pour Vincent (le pauvre fait une cure d’oeufs depuis qu’on est en Amérique latine) je me régale en découvrant enfin les chorizos colombiens.

Après avoir pris le temps de se mettre à jour dans nos correspondances, nos lessives et toutes ces choses qui font notre quotidien on repart en direction de Villa de Leyva, une autre ville coloniale très touristique. La route qui nous y mène depuis San Gil est un régal pour les yeux, ça ondule dans tous les sens, c’est verdoyant, quel bonheur !

Et l’arrivée n’est pas mal non plus. On arrive à se dénicher un camping à 200 mètres de la gigantesque place principale de la ville.

On part en vadrouille dans les ruelles pavées, on prend notre temps.

On repère un petit café où l’on peut enfin tester notre premier café colombien, un vrai délice !

Comme pour une fois on n’est pas trop éloignés du centre on en profite aussi pour aller boire un verre le soir, quel luxe ! Et on se dit que c’est l’occasion rêvée pour goûter à l’Aguardiente, l’alcool national. Comme on n’a aucune idée de ce que c’est, on commande une demie bouteille pour deux. Heureusement qu’on n’a pas pris la bouteille entière. Quand on voit arriver cette petite flasque d’alcool blanc accompagnée de tranches de citron et de petits verres à liqueur, nous qui ne tenons même plus debout après deux bières, on se dit que la soirée va être joyeuse (bien évidemment nous n’avons pas mangé avant.) Et effectivement on rigolera bien ce soir là.

Et on ne dormira pas trop mal la nuit qui suit ! Le deuxième jour on décide d’aller faire une petite balade sur les hauteurs de la ville.

La balade s’avère être en réalité une petite randonnée, mais quel bien ça nous fait de pouvoir à nouveau marcher en pleine nature après nos quatre semaines au garage. On est un peu rouillés mais la rando n’est pas trop difficile.

En redescendant on s’offre un petit resto, comme on le fait quasiment tous les midis. Il faut dire que les menus du jour sont très abordables (de 2 à 5 euros pour une soupe, un plat, un verre de jus de fruit frais et parfois un dessert.) Voilà un exemple de ce qu’on mange en Colombie :

En regagnant notre camping en fin d’après-midi on a la très bonne surprise d’y croiser deux superbes résidents.

Et le soir venu on ressort boire un  verre. Ce coup-ci on est plus raisonnables et on opte pour un canelazo, un équivalent du vin chaud avec de l’Aguardiente, de la cannelle et du jus de citron:

Le lendemain avant de reprendre la route on va faire un tour au marché de Villa de Leyva, on y fait un stock de fruits et de légumes. Il faut dire que les étals sont vraiment alléchants, et quand on pense que les mangues et les mûres coûtent moins de 50 centimes le kilo, ce serait vraiment dommage de se priver !

On quitte Villa de Leyva rassérénés, cette ville est tellement calme et agréable ! Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas eu un tel coup de cœur pour un endroit, peut-être depuis San Cristobal de las Casas au Mexique.
Depuis Villa de Leyva on hésite un peu sur l’itinéraire des jours à venir pour rejoindre Bogota. Finalement on décide d’aller passer une journée au bord de la laguna de Suesca, à presque 3000 mètres d’altitude, un coin en dehors des sentiers touristiques. D’ailleurs on aura du mal à trouver un coin pour passer la nuit. On repère un restaurant dont la pancarte indique qu’il fait aussi camping. On va jeter un œil même si le terrain n’est pas plat, voyons au moins ce qu’ils proposent et à quel tarif. La “duena” nous explique qu’on ne peut pas rester car le patron ne veut pas. Pourtant c’est elle la patronne, non ? Lorsqu’on lui dit qu’on ne comprend pas pourquoi elle refuse alors qu’il y a marqué “camping” en gros sur la pancarte elle se ravise et nous dit que finalement c’est 30000 pesos pour la nuit, soit à peu près 12 euros. Pour un parking pas plat sans douche chaude on décide de décliner cette offre. Finalement on fera connaissance avec un fermier qui nous laissera garer le combi sur son terrain pour la nuit gratuitement. Et pour la première fois depuis l’Alaska on s’est caillés ! Mais croyez-le ou non c’était plutôt agréable d’avoir froid, toujours plus facile à supporter que les nuits à plus de 30°C.

Le lendemain on est allés visiter la cathédrale de sel de Zipaquira, autant dire que notre incursion hors des sentiers battus aura été de courte durée. Nous voilà donc en train de descendre au cœur de cet édifice géant taillé dans le sel entourés de dizaines de familles colombiennes. Au début on trouve ça sympa les croix sculptées dans le sel et les jeux de lumière puis au bout de deux ou trois croix on commence à s’inquiéter : “attends c’est juste pour les croix sculptées qu’on a payé l’entrée ?” Et oui ce chemin de croix est impressionnant mais pas très varié. Heureusement il y a plus à voir : à la fin du chemin de croix on arrive au cœur de la cathédrale à proprement parler, et là on doit bien admettre que c’est assez grandiose !

Après une nuit d’hôtel à Zipaquira (et oui il fallait bien qu’on prenne une douche avant deux jours de visite sans salle de bain) on rejoint Bogota, ou plutôt sa banlieue. Comme d’habitude à l’approche des grandes villes c’est l’enfer : des kilomètres d’embouteillages, ça klaxonne sans arrêt et puis il faut bien admettre que les colombiens ne sont pas exactement les rois de la conduite. En résumé on est bien contents de garer le combi sur un parking et de faire la visite de la ville en prenant le bus. Bogota est loin d’être le coup de cœur pour nous, le quartier de la Candelaria qui comporte quelques bâtiments coloniaux est en travaux.

Au final on prendra deux jours sur place, essentiellement pour faire la visite des deux musées incontournables de la ville : la fondation Botero et le musée de l’Or.

On visitera également quelques très belles églises dans la capitale.

Mais bien vite on a envie de se remettre en route, surtout en sachant ce qui nous attend. On prend donc la direction de la “zona cafetera” et on fait nos adieux à Bogota.

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