Equateur #1: Fields of Gold

Après la luxuriance des paysages colombiens on ne savait pas trop à quoi s’attendre en Equateur.

Une fois de plus, il aura suffi de rouler seulement quelques kilomètres après le passage de la frontière pour se retrouver dans un autre monde. Très vite les vallées verdoyantes et encaissées laissent place à de larges montagnes qui, sous la lumière très particulière qui baigne tout le pays, semblent couvertes d’or (oui oui des fois il y a un lien entre le titre de l’article et son contenu). Notre premier arrêt en Equateur, grâce aux conseils avisés de Hilu, se fait au cimetière de Tulcan. Commencer la visite d’un pays par un cimetière peut sembler assez original. Mais comme me le faisait remarquer un ami il y a quelques temps, Jérôme K Jérôme décrivait la visite de cimetière comme une activité “des plus nécessaire pour tout gentleman en goguette.” Et après tout pourquoi pas ? Surtout quand le cimetière en question est rempli de sculptures végétales complètement délirantes.

Et qui doivent demander pas mal d’entretien.

Après ça on partira à la recherche de notre premier bivouac équatorien qui aura le mérite de nous offrir gratuitement : un accès à internet, à des toilettes, ainsi que la possibilité -pour la modique somme d’ 1,50 dollars- d’aller macérer dans des sources thermales, avec en prime un crochet par une église construite au milieu d’une grotte. Que demande le peuple !

Etant entrés dans le pays mi-juin on avait pour une fois l’occasion d’assister à une fête traditionnelle, celle de l’Inti Raymi, la fête du Soleil, qui se déroule pendant plusieurs jours fin juin au moment du solstice. Malheureusement pour moi une fièvre de cheval me clouera au lit pour quelques jours et c’est donc Vincent qui assistera seul aux célébrations.

Un peu plus tard, une fois tout le monde sur pieds on a rejoint nos amis Brendan et Bridget à Otavalo.

On ne s’attardera pas plus que ça dans la ville elle-même, célèbre pour son marché, mais on passera une journée sur les bords de la “laguna de Mojanda” une lagune volcanique à 3700 mètres d’altitude. On rejoint les bords de la lagune en taxi par une route défoncée. Le paysage est simplement divin. Il fait froid, il y a des nuages, du vent, c’est sublime. Et pour la première fois on ressent très clairement les effets de l’altitude sur notre respiration. Notre démarche se fait plus pesante. On se contente donc d’un aller-retour de quelques heures, sans monter en haut du volcan ni faire le tour complet de la lagune.

On commence notre redescente qui, selon l’avis du personnel de l’hostel où nous logeons, devrait durer 1h30 à deux heures. En réalité, plus de trois heures après avoir commencé à descendre nous sommes encore loin du compte !
Heureusement on arrive à trouver une voiture pour nous faire faire les quelques kilomètres restants, ouf ! A pied il nous restait encore une ou deux heures, on retient la leçon : toujours se méfier des estimations de temps pour des randonnées. La prochaine fois on regardera le nombre de kilomètres, tant pis pour nous.

Après avoir dit au revoir à nos amis on a repris la route, cette fois-ci pour se rendre sur l’un des lieux incontournables du pays : la fameuse ligne de l’équateur. Nous étions prévenus : il y a plusieurs différents sites de la “Mitad del Mundo” mais un seul est réellement situé sur la ligne de l’équateur. Comme vous vous en doutez, pour compléter cette expérience transcendantale dans les règles de l’art il nous fallait impérativement nous rendre sur la “vraie” ligne équatoriale. Nous voici donc enfin sur la “Mitad del Mundo”, après plus d’un an de voyage, prêts à aller découvrir l’hémisphère sud. Sur le papier ça a l’air très romantique mais une fois sur place il n’y a quand même pas grand chose à faire.

A part bien sûr le concours de photos ridicules. Et pour cela plusieurs options :
-la méditation à cheval entre les deux hémisphères, très zen, très relaxant :

-le mec qui s’en fout et qui ne prendra pas la pause, mais qui doit absolument allumer son GPS pour vérifier qu’on essaye pas de l’entuber :

-la sieste sur la ligne de l’équateur, très relaxant également, mais assez peu confortable en définitive :

-et enfin, comment éviter l’écueil de la photo de couple, grand classique, absolument incontournable, sous peine de voir son voyage s’achever avec pertes et fracas. Pour cela nous avons opté pour une référence à l’un des grands chefs d’oeuvre du petit écran, j’ai nommé “Dragon Ball” et ses super saiyan :

Voilà une preuve en image que le ridicule ne tue pas. Rendez-vous au Machu Picchu et au Salar d’Uyuni pour d’autres séances photos “dans les règles de l’art.”

2 réponses à “Equateur #1: Fields of Gold

  1. Une pensée va vers vous car nous sommes revenus nous poser deux jours à l’hospedaje Swiss Wasi à Zorritos où nous avons eu le plaisir de faire votre connaissance. Nous espérons que vous profitez bien de la suite de votre voyage. Avons passé une semaine en Equateur jusqu’à la ligne vers Pedermes sur la côte. Notre bon souvenir de ce bivouac commun, Voyageusement, Jo et Do

    • Merci pour votre message! Nous sommes dans la cordillère blanche et la côte nous paraît bien loin! On espère que vous avez apprécié votre séjour en Equateur et on vous souhaite une excellente fin de voyage!

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