Pérou #1: And now for something completely different

Sitôt passée la frontière on a changé de paysage de manière radicale. Les bananiers et cacaoyers ont immédiatement laissé place à une vaste étendue désertique. Heureusement pour s’acclimater à ce changement brutal on a pu profiter une dernière fois de l’océan pour quelques baignades.

Après quelques centaines de kilomètres le courant d’Humboldt aura eu raison de nos activités aquatiques.
Ce sera également l’occasion pour nous de retrouver Thales et de l’embarquer avec nous pour aller nager avec les tortues.

On avait pêché l’info sur les sites d’autres voyageurs : apparemment il était possible de nager avec les tortues sur cette plage nommée “El Ñuro”. Arrivés sur place on est surpris de voir le nombre de tortues imperturbables qui se fraient un chemin au milieu des nageurs.

On se dit qu’il doit y avoir beaucoup à manger pour que celles-ci continuent à venir ici aussi nombreuses malgré tous ces humains qui viennent les déranger. Et en sortant de l’eau on comprend tout : des femmes sont assises au bord avec des seaux remplis de morceaux de poisson qu’elles balancent dans l’eau à un rythme effréné… Peut-être pas l’expérience la plus authentique du voyage…
Après ça on gagne la minuscule ville côtière de Lobitos, un spot de surf réputé. C’est là qu’on fera nos adieux à Thales qui compte passer quelques semaines ici pour profiter des vagues.

On se rend dans la prochaine station balnéaire : Huanchaco, fameuse pour ses caballitos de totora, ces petites embarcations de roseaux utilisées par les pêcheurs. Malheureusement le temps est maussade et la mer agitée, nous ne les verrons pas à l’ouvrage.

Juste à côté de Huanchaco on visite les ruines de Chan Chan, cette immense cité d’adobe qui a subi une forte érosion, notamment à cause d’El Niño. Quelle idée aussi de fabriquer une gigantesque cité en terre crue…

Après Chan Chan nous continuons à explorer les vestiges de la civilisation Mochica en nous rendant au Huaca de la Luna. Là aussi il faut pas mal d’imagination pour arriver à se faire une idée de l’ampleur qu’a pu avoir la cité environnante. Par contre plusieurs fresques d’origines ont été conservées (sans doute ensevelies sous le sable durant des centaines d’années) et les couleurs et les détails sont remarquables.

Et en plus on y fait connaissance avec l’un des animaux emblématiques du Pérou: le chien sans poils. Apparemment cette race de chiens remonte à l’ère inca, mais ils ont presque disparu aujourd’hui, c’est regrettable…

Puis il est temps pour nous de tester la résistance du combi sur une cinquantaine de kilomètres de piste pour gagner la Cordillera Blanca via le canyon del Pato, un passage connu des voyageurs pour son étroitesse (il sillonne entre les deux cordillères : la blanche et la noire) et ses très nombreux tunnels taillés à même la roche.

Essai transformé sans problème pour le combi, on arrive sans encombre (en prenant notre temps tout de même) dans la petite ville de Caraz, point de départ de notre découverte de la région. De là c’est en taxi que nous irons voir la laguna Paron (la piste est trop défoncée pour notre pauvre combi).

Et puis on continue vers les lagunes Llanganuco où l’on passe une nuit avant de se lancer dans une rando en direction de la lagune 69.

Malheureusement pour moi je suis encore malade et je ne parviens pas au bout, Vincent découvrira donc le spectacle de ces eaux turquoises entourées de glaciers tout seul !

Enfin on fait le pari un peu fou de passer de l’autre côté de la cordillère pour traverser les petits villages de Yanama et Chacas avant de retraverser à la « Punta Olympica » un col à 4700 mètres d’altitude.

La piste, une fois de plus, est très mauvaise, mais on est largement récompensés par les paysages. C’est simplement grandiose !

On finit par retrouver la « civilisation » en gagnant la ville de Huaraz, où l’on préfère ne pas s’attarder.
On en profite pour s’offrir une excursion à Chavin de Huantar, un centre cérémoniel pré-inca dont on ne sait pas grand chose. Le cadre est magnifique, même si la visite du site lui-même est loin d’être inoubliable.

Et déjà il est temps de faire nos adieux à cette magnifique cordillère. On redescend tranquillement vers un autre site archéologique : celui de Caral.

Apparemment c’est le plus ancien site précolombien retrouvé à ce jour. Une fois de plus il faut faire preuve de pas mal d’imagination pour se représenter la cité telle qu’elle devait être à l’époque, mais on passe quand même une bonne journée au milieu de ces tas de cailloux.

Et nous revoilà sur la côte. Ici le cadre est loin d’être enchanteur, on traverse donc Lima sans s’éterniser. La seule portion de la route qui vaille le détour est normalement réservée aux poids lourds, on l’emprunte sur les conseils avisés de Josiane et Dominique.

Et puis on gagne la magnifique réserve de Paracas et ses dunes multicolores à perte de vue. Si cette réserve est le terrain de jeu rêvé des 4X4 nous nous contenterons de rester sagement sur la piste et de faire le reste de l’exploration à pied.

Une réponse à “Pérou #1: And now for something completely different

  1. We loved the little Guinea Pigs under the van! It’s double-cute! You should have adopted all of them. You could make a really nice home on the top box of the van. Customs wouldn’t check that box anyway.

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