Argentine & Chili : Les Copains d’abord

Après avoir fait connaissance avec un premier autochtone on a commencé l’interminable descente vers San Pedro de Atacama.

Une fois en bas on s’est fait une joie de troquer nos manteaux et nos sweats contre des shorts et des tongs. On a passé une bonne semaine à profiter de la chaleur du désert, de la compagnie de nos amis, et des nombreux restaurants de la ville. On espérait pouvoir participer à une nuit d’observation des étoiles dans l’endroit réputé pour avoir le ciel le plus pur du monde. Malheureusement pour nous toute la semaine nous garderons la tête dans les nuages et on aura même la « chance » d’avoir de la pluie chaque jour dans l’une des régions les plus arides du monde, oui oui.
Qu’on se rassure, ça ne nous aura pas empêché de profiter des autres activités qu’offre la région. Une fois n’est pas coutume, on a donc embarqué à bord d' »Her Majesty », le véhicule de nos copains Sarah et Erdem pour aller faire un tour dans le « valle de la Luna » (pas la peine de vous le traduire en français…) et y observer le coucher de soleil.

Le lendemain, rebelote, on laisse le combi souffler un peu et on part au hasard sur les pistes du désert. On atterrira au bord d’une piscine naturelle pour contempler l’étendue désertique et la cordillère au loin en gardant les pieds au frais.

Après ce bref, mais nécessaire, séjour en terre chilienne, on passe en Argentine via le « paso Jama » un col à 4400 mètres d’altitude dont les superbes paysages entrent en résonance avec ceux de la Bolivie voisine.

On est passés rapidement dans les montagnes multicolores de Purmamarca pour gagner notre premier camping argentin et, bien évidemment, se lancer dans le premier barbecue d’une très longue liste.

Malgré un départ un peu brumeux, les vallées Calchaquies nous ont offert des vues spectaculaires: des montagnes ocres, des cactus à perte de vue et des sommets enneigés en arrière-plan.

De temps en temps une oasis surgit au milieu de ces paysages arides et avec elle, bien souvent, une bodega entourée de vignes.

Et très vite, le paysage redevient ocre et rocailleux.

Ajoutez à cela la délicieuse langueur nord-argentine qui fait de la sieste une obligation pour tous de 13 heures à 18h30, les superbes vins de la région, les glaces au dulce de leche et la compagnie de nos merveilleux amis et vous comprendrez pourquoi la simple évocation du noroeste argentin nous fait briller les yeux.

A Cafayate on célèbre mon 29ème anniversaire toujours en aussi bonne compagnie. Et Vincent, qui a vu les choses en grand, a trouvé un gâteau qui semble plus destiné à un mariage qu’à un anniversaire.

Qu’à cela ne tienne, pour les photos, on joue les jeunes mariés. Et puis pour nous le gâteau est surtout destiné à une chose: être mangé.

Mais très vite la météo nous joue des tours.

Et après plusieurs jours et nuits de pluies incessantes certaines routes deviennent impraticables pour notre pauvre petit combi.

Entre Villa Union et le parc Ischigualasto on est bien contents que nos copains aient tout l’équipement nécessaire pour nous aider à traverser quelques grosses coulées de boue.

Malheureusement, une fois franchis les obstacles de la route on arrive à destination pour y apprendre que la pluie a trop endommagé les routes à l’intérieur du parc et que celui-ci est fermé jusqu’à nouvel ordre. Malgré tout, nous avons la chance d’y observer un joli coucher de soleil et de faire la connaissance de la faune locale.


(J’emprunte cette dernière photo à Sarah et Erdem car je n’ai pas pu capturer d’image de ce mara, un animal improbable doté d’une tête de lapin montée sur un corps de chien.)

Peu de temps avant que nos routes se séparent, Erdem nous dote d’une jolie décoration.

C’est tous seuls, pour la première fois en plus d’un mois, que nous découvrirons la région de Mendoza et ses vins. Certaines bodegas mettent le paquet question paysagisme et on se retrouve quelques fois dans des décors confondants, comme ici. Ne serait la présence de ce lama, on pourrait se croire en Provence…

En direction de la frontière chilienne on fait halte à Potrerillos. Les bords du lac artificiel sont recouverts d’algues sèches qui lui donnent des allures de film de science-fiction. Je ne peux m’empêcher de frissonner en imaginant l’araignée monstrueuse qui aurait tissé une telle toile.

D’Uspallata au parc El Leoncito, difficile de déterminer à quel endroit la cordillère est la plus belle. Ce qui est certain c’est qu’on ne se lasse pas de sa beauté, et on prend le temps d’en profiter en passant une semaine dans la région, seulement pour le plaisir de s’attarder.

Avant de faire nos adieux à l’Argentine pour quelques temps on passe la nuit au pied de l’Aconcagua, le plus haut sommet des Amériques, qui culmine à 6962 mètres d’altitude, et qui a la tête dans les nuages… Heureusement au réveil pas un nuage à l’horizon pour admirer le colosse.

Et pour la deuxième fois, l’entrée au Chili commence par une descente vertigineuse…

Jusqu’à la plage de Viña del Mar où, les pieds dans le sable, on est vite rejoints par le « chien du jour. »

Il nous faudra deux journées complètes pour déambuler dans le labyrinthe qu’est Valparaiso, et encore on sait bien qu’on en a seulement effleuré la surface. Mais quelle belle surface!

Pas étonnant que Pablo Neruda soit tombé sous son charme et y ait fait construire La Sebastiana, l’une de ses trois maisons. Malheureusement les photos sont interdites à l’intérieur. Tout ce qu’on peut vous en dire c’est qu’elle semble sortie tout droit d’un rêve de Boris Vian, rien que ça!

On est tellement charmés par « La Sebastiana » qu’on décide de pousser un peu plus loin sur la côte pour aller visiter une autre maison de Neruda à Isla Negra, une fois de plus pas de photos de l’intérieur, seulement de beaux souvenirs et un jardin qui laisse rêveur.

Avant de rejoindre Santiago on s’offre une dernière nuit sur la côte dans une « chambre avec vue ».

On ne tombe pas sous le charme de Santiago, grise et austère. Le passé du pays semble ancré dans chacune de ses pierres.

Et malgré ses couleurs vives, la « Chascona », la maison santiagoise (si si on dit vraiment comme ça) de Neruda, est plus que toute autre marquée par les heures sombres de la dictature de Pinochet, les sympathisants du régime ayant pillé et vandalisé la maison du poète.

Plutôt que d’errer dans la capitale on décide donc d’aller passer quelques jours dans le Cajon del Maipo en attendant la date de notre retour en France. Le printemps est une excellente saison pour visiter le coin. Il fait un temps magnifique et la neige n’a pas encore entièrement fondu sur les montagnes.

En redescendant vers Santiago on tombe sur nos amis Michaël et Luzia et leurs deux filles Léane et Eleni. On les avait croisé brièvement à La Paz. Ni une ni deux on décide de revoir nos plans: au lieu d’attendre notre avion à Santiago on passe quelques jours de plus dans le Cajon. Et ce sera pour Vincent l’occasion de s’initier à l’escalade.
On est ravis de passer nos derniers jours au Chili avec des copains. Ca nous permet de décompresser avant le départ. Mais pas d’inquiétude, on revient très vite, notre séjour en France ne doit durer que trois semaines.

Une réponse à “Argentine & Chili : Les Copains d’abord

  1. I’m glad these historically significant moments are now engrained in yet another page of the great World Wide Web. They shall not be forgotten by the future generations of humans who will roam the face of this planet. They will always know that what appears to be a simple piece of Argentinian landscape was once the background of joy and comraderie to a privileged few who knew how to have proper breakfasts and barbecues. I hereby thank you for the beautiful photographs and sexy sounding Frenchy words you’ve put underneath them.

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